Dans un monde qui éclate de tous les côtés, je ne sais plus où je vais ;

Dans un monde qui crie, pleure et se lamente, où la haute technologie et le surplus côtoient le manque ;

Dans un monde moderne où la parole futile a plus d'importance que le simple bon sens, où la pilule prône le bien-être et la recherche du plaisir remplace la simplicité de l'instant  ;

Dans un monde sans foi réelle ni loi juste, l'Homme bafouille dans sa couche et cherche de l'air, de l'espace, du sourire, de la joie...

 

Tout ce qui est vivant sur Terre est soumis à des lois inéluctables, comme celles de la naissance, de la croissance, de la maladie, de la vieillesse et de la mort.

Nous faisons des enfants que nous prétendons aimer et nous leur laissons une terre dévastée et stérilisée, nous disons aimer la vie et nous la falsifions dès que notre intérêt personnel est en jeu, nous parlons d'Amour et nous massacrons nos frères et sœurs, humains et non humains. Tout cela au nom d'un idéal, d'une coutume, d'une croyance, d'une certitude. Tout cela au nom de la peur.

 

Peur de l'avenir, alors que nous n'en avons pas. Seul est l'Instant présent.

Peur du passé, alors qu'il n'est plus que par le souvenir. Seul l'Instant est vivant.

Peur de l'instant qui passe car il nous met face à nous même, l'Instant qui est la porte ouvrant sur la plénitude de ce que l'on est véritablement.

 

Cher inconnu, toi* qui liras ces lignes, si tu ressens quelque frétillement au fond de toi, si quelque chose de bizarre attire ton attention ou aiguise ta curiosité entre ces lignes, je t'invite à poursuivre...

 

 

 

 

Poursuivons...

Nous sommes des êtres de changement, à l'image de toute chose observée dans l'univers. Rien ne dure indéfiniment, nous le savons intimement par l'expérience, chaque jour, chaque seconde. Et pourtant quelque chose en nous refuse de se plier à cette loi inévitable et cherche à perdurer.

Cette "chose" saisit tout ce qu'elle contacte pour le faire sien et le garder le plus longtemps possible, renforçant ainsi sa pseudo existence. On l'appelle l'Ego.

Magnifié, encensé, labellisé ou au contraire démonisé, rabaissé, démocratisé Il est le roi du monde des humains. Il est né avec nous et on ne peut faire sans lui. On dit qu'il est la cause de tous nos malheurs, mais curieusement on ne peut s'en passer. Voilà pourquoi notre situation est bien embarrassante, coincés entre le désir de bien-être et la compensation, épinglés entre la souffrance et l'espoir, écrabouillés entre la culpabilité et la volonté de faire le bien. Aïe-aïe-aïe !!!

Heureusement qu'il y a une solution à tout problème, en fait le problème est la solution, c'est une histoire de regard. Cette vision des choses n'est pas née d'hier, elle est née avec nos yeux intérieurs, mais tu n'en as peut-être jamais entendu parler. Toutefois cette notion a sans doute maintes fois croisé ta route, mais tu n'y as pas porté attention. Ou tu as cru que c'était un concept idiot qui ne changerait rien, de toute façon, à ce trouble que tu ressens quasiment en permanence.

Mais aujourd'hui, lassé par une vie qui ne te convient plus, ou attiré par un je-ne-sais-quoi qui résonne dans ton cœur et que ton mental veut raisonner, arraisonner, quelque chose veut changer, quelque chose veut se transformer, s'expérimenter, se libérer.

Alors je te propose de pratiquer la vigilance.

Cette vigilance est à la base de toutes les transformations profondes.

 

* Je précise que le tutoiement est utilisé sur ce site pour faciliter la communication avec le lecteur, pour éviter les phrases trop compliquées et n'est en rien une marque de manque de respect de ma part.

Christian Patouillard